Après avoir pris connaissance d’une quatrième de couverture qui n’emballait pas outre mesure, j’ai parcouru les premières pages de "La fille du bourreau" pour prendre la température d’un livre dont je ne connaissais pas l’auteur. Je ne suis pas rentré dedans, c’est le livre qui m’a percuté. Je l’ai pris dans l’estomac sans réagir. Je ne l’avais pas vu arriver. Et même, je n’aurai rien fait pour l’esquiver. J’étais groggy.  Le choc m’avait coupé les jambes. Heureusement, j’étais assis. La puissance du premier chapitre m’avait  cloué sur place. J’en profitais pour enchaîner les suivants, qui tombaient en intensité pour nous laisser reprendre notre souffle. Il aurait été impossible de tenir un tel rythme. Il fallait donc ménager le lecteur pour l’amener au rush final sans pour autant diminuer son intérêt. Suspense, amour, action, rebondissements…  tous les ingrédients d’un bon polar sont réunis, même si aucun flic ne participe à l’histoire. Ce n’est pas une enquête policière mais une recherche de vérité qui tisse la trame de cet excellent livre historique qui a fait démarrer mon année littéraire sur les chapeaux de roues. 

img592

 

L’histoire : En 1659, dans la petite ville bavaroise de Schongau, un jeune garçon est repêché, mourant, dans le Lech. Sur son épaule est maladroitement tatoué un signe de sorcellerie. On accuse aussitôt la sage-femme Martha Stechlin, que son métier amène à connaître les mystères de la vie, ce qui suffit aux yeux de beaucoup à en faire une adepte de Satan. Le bourgmestre et ses conseillers voudraient qu’on brûle immédiatement la sorcière pour rétablir le calme dans la ville et ordonnent donc au bourreau Jakob Kuisl de soumettre Martha Stechlin à la question. Mais celui-ci, convaincu de son innocence, va tout tenter pour la sauver, aidé par Simon, un jeune médecin, et par sa fille Magdalena. D’autant que les événements tragiques se succèdent, deux autres garçons sont assassinés et une fillette enlevée. L’hystérie envahit peu à peu les habitants de Schongau tandis que le diable, sous l’apparence d’un boiteux doté d’une main de squelette, rôde dans la ville. Ce superbe roman plonge dans les noirceurs et les infinies ressources de l’âme humaine, et fait vivre avec une grande véracité des hommes du XVII° siècle terrorisés par les croyances irrationnelles. Oliver Pötzsch campe en Jakob Kuisl une magnifique figure de bourreau, brutal et humaniste, savant et rustre.

 

 

téléchargement (1)

 

L'Auteur : Olivier Pötzsch, né le 20 Décembre 1970, est un journaliste de radio qui travaille aussi comme scénariste pour télévision Bavaroise. Il est lui même un descendant des Kuils, la dynastie des bourreaux qui a officiée en Bavière pendant trois siècles. La Fille du bourreau qui est le premier tome d'une saga qui en compte six, a obtenu le prix Historia 2015 du roman policier.

 

 

 


 

 

 

Pour en savoir plus sur le livre 

www.amazon.fr/fille-du-bourreau-Oliver-Pötzsch/dp/2330032110

https://www.babelio.com/livres/Ptzsch-La-fille-du-bourreau/617803