MON COUP DE CŒUR DU WEEK-END

 

Henning Mankell est un écrivain de ma génération qui écrit depuis belle lurette mais que j’ai découvert il y a cinq-ans à peine. Si je n’ai rien lu de lui auparavant, ce n’est pas par snobisme littéraire, mais par ignorance. Je le reconnais. Une reconnaissance qui ne m’a pas attendue, vu les nombreux prix qu’il a trustés dans son pays du bout du monde, ou du moins du bout de l’Europe. C’est pas loin la Suède, et pourtant, il a fallu le tsunami des milleniums, qui soit dit en passant m’ont régalés, pour découvrir la Scandinavie et leurs écrivains. Une vague porteuse de bons livres et de bons auteurs qui comme pour leurs ancêtres vikings a submergé nos terres et nos librairies. Une invasion bénéfique pour les géants du nord autant que pour les petits lecteurs du sud-ouest, du sud-est et d’acte sud. Les bons livres ne passent pas forcément par Paris. D’ailleurs pour moi, ils passent souvent par ma fille, grande pourvoyeuse de livres et d’auteurs inconnus qu’elle m’a fait découvrir à l’occasion d’anniversaires, de fêtes ou d’autres évènements prétextes en cadeaux. En m’offrant un livre, elle se trompe rarement même si ses gouts littéraires (et autres) sont totalement différents des miens. Avec mon premier Mankell (lu) qui était le dernier publié à cette époque (2010) mais aussi le dernier du cycle Kurt Wallander, je découvrais un auteur inconnu (pour moi) et méconnu (en France) qui me donnait envie de mieux connaître son œuvre. J’ai rétropédalé pour lire dans le désordre deux décennies de bouquins aux thèmes bien tranchés. D’un côté les polars, de l’autre les romans pavés de bonnes intentions et au centre, les africains. Une Afrique qui fait le lien pour éviter un grand écart qui n’est pas seulement de température. La lionne blanche est le roman type qui réunit ces trois thèmes. La parfaite maitrise littéraire et la connaissance du terrain et des hommes rendent cette fiction politico-policière réaliste et passionnante. Mais revenons à mon dernier wallander lu (c’était ce week-end) mais pas son dernier écrit, bien qu’il soit un de ses derniers publié en France. En fait, c’était son premier roman dans la chronologie de son œuvre. L’œil du léopard a été édité en Suède en 1990 et traduit en Français en 2012. Les premiers seront les derniers, à moins que les derniers soient les premiers. Je ne sais plus trop. C’est la confusion totale. Un bordel chronologique où j’essaye tant bien que mal de m’y retrouver. Peu importe l’année de parution, il n’y a pas de date de péremption en littérature. Les produits de qualités sont hors du temps.

 

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Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson, adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l’un d’eux : aller en Zambie, sur les traces d’un missionnaire suédois.


1969. L’Afrique le fascine et l’effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence, Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d’aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d’œufs, puis reprend l’exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l’engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine.

 

L’Œil du léopard, publié en 1990 en Suède, s’ajoute à la liste des romans sur l’Afrique (tels Comédia infantil, Le Fils du vent et Le Cerveau de Kennedy) de cet écrivain engagé qu’est Henning Mankell (né en 1948) qui partage sa vie entre la Suède et le Mozambique.

 

Pour en savoir plus sur Henning Mankell

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henning_Mankell

http://www.seuil.com/auteur-4122.htm

http://www.amazon.fr/Henning-Mankell/e/B001HPCS0C