livres et dessins

13 octobre 2021

victime 55

 

 

On rentre immédiatement dans l’histoire. Une entrée en matière très perturbante qui nous donne l'impression de ne plus très bien savoir qui est qui ? Un récit original dans un environnement oppressant. Une torpeur rurale qui nous endort parfois pour mieux rebondir. L’affrontement entre deux amis d’enfance devenus ennemis hiérarchique est le fil rouge de cette histoire qui fait la navette avec des faits qui se sont produits en 2002, époque où les deux flics novices dirigeaient les recherches d’un disparu dans ces terres sauvages et inhospitalières.  On est pris par cette histoire qui nous mène vers un final auquel l’on ne s’attend pas. Un point final qui m’a bluffé et pourtant j’en ai lu des polars à rebondissants surprenants.

victime 55

 

L'histoire : Dans une petite ville australienne, un jour de canicule, un officier de police habitué à régler des querelles de voisinage sans gravité voit débarquer au poste un homme couvert de sang. Drogué, puis séquestré dans une cabane en pleine forêt, Gabriel vient d’échapper à un serial killer. Son bourreau, Heath, aurait déjà fait 54  victimes.  Quelques heures plus tard, le dit Heath se présente au commissariat. Il n’est pas venu se rendre mais demander la protection de la police. Retenu prisonnier dans les bois, il aurait échappé de justesse à un fou furieux. Un certain Gabriel.
Deux témoignages identiques, deux suspects potentiels.
Qui de Heath ou de Gabriel dit la vérité ? Et qui sera la victime 55 ?   

 

James Delargy victime 55 g

 James Delargy est un auteur de roman qui est a grandi  en Irlande où il est né, mais a vécu en Afrique du Sud, en Australie et en Écosse avant de se fixer dans l'Angleterre semi-rurale où il réside actuellement. Il incorpore cette connaissance diversifiée des villes, des paysages et de la culture acquise au cours de ses voyages dans ses écrits. Il aimerait terminer une série de romans autour du monde qui lui permettront de revenir sur le terrain et découvrir d'autres territoires.

"Victime 55" est son premier roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


17 septembre 2021

VINDICTA

 

Je me suis régalé avec ce roman noir que j’ai dévoré goulument. Rassurez-vous, j’ai un bon estomac et il le faut pour digérer certaines scènes à la limite du supportable sans rien rejeter. Tout est bon dans ce triller. Les chapitres sont courts, l’écriture sèche, le récit captivant et les personnages attachants même s’ils sont enveloppés de noirceur. On les aime et on compatit quel que soit le camp. Il n’y a pas de bons ou de méchants, mais seulement des hommes et des femmes au vécu douloureux. Je n’ai pas besoin d’en rajouter, et encore moins d’inventer des qualificatifs pour vous inviter à lire ce roman de Cédric Sire aux rebondissements permanents et au dénouement inattendu. Pour sa première dans le monde des thriller l’auteur à réalisé une entrée fracassante.

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L'histoire 

«  On entre, on prend le fric, on ressort. Personne ne sera blessé.  » 
Damien, Élie, Audrey et Driss étaient certains d’avoir trouvé la réponse à tous leurs problèmes : braquer un bijoutier véreux, qui ne risquerait pas de porter plainte. Mais maintenant, l’irréparable a été commis, et un monstre vengeur est lâché à leurs trousses.
Olivier Salva, policier placardisé dans un groupe de surveillance, devient malgré lui le témoin clé du cyclone meurtrier. Il se retrouve plongé dans le sillage d'un assassin aussi glacial que méthodique.
Des contrées désertiques aux méandres des rues toulousaines, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut l’arrêter…
Un nouveau thriller hautement addictif, qui confirme Cédric Sire comme l’une des grandes voix du polar français  !
 

 

 

Cédric Sire

 

 


L'auteur : Né en 1974, le Toulousain Cédric Sire est l’auteur de dix romans et de deux recueilsde 
nouvelles, auxfrontières du mystère et du frisson. Lauréat du prix Masterton et du prestigieux prix Polar du festival de Cognac, il confirme avec Vindicta son entrée tonitruante parmi les maîtres du thriller français.

 

 

 

 

 

 

  

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25 août 2021

vis à vis

 

 

 

C’est mon livre de l’été même si la saison n’est pas finie. Par contre le livre est bien terminé. Bouclé dans la continuité. On enchaîne les chapitres sans rien lâcher de cet excellent polar triller psychologique. Peu importe sa classification, le suspense   est total et on se laisse prendre dans cet engrenage machiavélique qui nous entraîne jusqu’à un final qui bluffe les lecteurs les plus avertis.

vis à vis couverture

L’histoire : Illustratrice talentueuse mais psychologiquement fragile, Hen, soutenue par son mari Lloyd, a enfin trouvé son équilibre grâce à un nouveau traitement. Le couple déménage dans une petite ville proche de Boston et sympathise avec ses voisins, Mira et Matthew. Mais à l’occasion d’un dîner chez eux, Hen repère dans le bureau de Matthew un objet lié à un ancien meurtre non résolu qui l’avait obsédée par le passé. Maintenant, Hen sait qui est le tueur. Pire encore, elle comprend très vite que Matthew sait qu’elle sait… À moins que tout cela ne soit le symptôme d’un nouvel épisode psychotique ou alors une simple coïncidence ?

 

Peter Swanson

 

Peter Swanson est né en 1968. Il publie en 2014 un premier roman très remarqué, La Fille au coeur mécanique, élu meilleur premier roman policier de l’année par le Washington Post. Son deuxième roman, Parce qu’ils le méritaient, est finaliste du Ian Fleming Steel Dagger 2015 et lauréat du New England Society Book Award 2016. Il remporte un immense succès aux États-Unis. Peter Swanson vit aujourd'hui avec sa femme à Somerville, dans le Massachusetts.

 

 

 

 

 

 

 

L’éditeur 

Je découvre Gallmeister à travers ma fille, grande lectrice de romans qui ne lit pas les thrillers et les polars, mais a le chic pour me dégoter le bouquin qui me fera plaisir. Vis-à-vis est le premier polar du catalogue de cet éditeur que je vous invite à feuilleter sur son site web https://gallmeister.fr/ en attendant la parution de nouveaux polars qui sans aucun doute vont s’ajouter à ce petit bijou de roman que je vous conseille vivement.

 

 

 

22 juillet 2021

à cache cache

 

 

J’ai fait une bonne pioche. Une double six. Une double découverte. Celle d’un auteur qui m’était inconnu et d’un roman noir qui m’a captivé jusqu’au bout de la nuit. Un enchainement de chapitres courts qui nous happent et nous prend aux tripes, nous contraignant à ne rien lâcher du livre et à le lire d’un seul trait. Un roman en vase clos où la mort circule sans retenue. On est prisonnier de l’histoire qu’on subit sans contrainte mais qu’on ne quitte pas avant d’avoir bouclé le dernier chapitre. 

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l'histoire: Pour Helen Grace, la meilleure inspectrice du pays, la chute est vertigineuse : accusée de meurtre, elle est emprisonnée aux côtés du tueur qu'elle a fait condamner. Elle n'a pas d'autre choix que de survivre jusqu'au procès pour prouver son innocence. Mais quand un corps est retrouvé mutilé dans la cellule voisine, elle va devoir mener sa propre enquête pour éviter que sa situation ne se transforme en véritable cauchemar. Dans un monde où les uniformes ne sont pas les bienvenus, il lui faut à tout prix arrêter l'assassin... avant d'être sa prochaine victime. 

 

 

MJArlidge

M.J. ARLIDGE qui est né en en 1974 à  Londres étudie la littérature anglaise au Saint John's Collège de l'université de Cambridge et se spécialise dans la cinema et la télévision à  l'université de Bristol. Il travaille d'abord comme producteur et scénariste pour la télévision britannique, obtenant le succès avec la série télévisée policière Cape Wrath en 2007, travaille pour la série télévisée Mistresses  et signe des épisodes de la célèbre série télévisée policière Affaires non classéees. En 2014, il publie Am stram gram, le premier volume d'une série policière consacrée aux enquêtes d'Helen Grace, officier de police dans la ville de Southampton dans le comté d'Hampshire.

 

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02 juillet 2021

une putain d'histoire

 

 

 

 

Je viens de combler un trou dans mes « Minier » avec la lecture tardive d’un roman qui n’a aucune incidence sur la série des « Servaz » pour la bonne raison qu’il n’y est pas. La montagne pyrénéenne non plus. Nous sommes loin de ses romans habituels. Nous sommes de l’autre côté de l’atlantique voire même de l’Amérique, sur la côte nord-ouest des Etats Unis dans un archipel de l’état de Washington. Un livre qui détonne. Qui se différencie de sa série de polars. Une putain d’histoire qui aurait pu être écrite par un résidant de cette ile lointaine imaginée par l’auteur Un captivant triller dans la pure tradition du polar noir américain. On est dedans. On y croit.  On ne lâche pas le livre. On lit jusqu’au bout ce récit au rebondissement final qui bluffe le lecteur. 

couverture minier putain d'histoire

  " Au commencement était la peur... "

Hors des flots déchaînés, une main tendue vers le ciel. Un pont de bateau qui tangue, la pluie qui s'abat, et la nuit... Le début d'une " putain d'histoire ".
Une histoire d'amour et de peur, de bruit et de fureur. L'histoire de Henry, 17 ans, que le meurtre de sa petite amie plonge dans l'enfer du soupçon. Sur son île, Glass Island, battue par les vents, cernée par la brume 360 jours par an et uniquement accessible par ferry, tout le monde connaît tout le monde, jusqu'au plus noir de ses secrets. Ou du moins le croit-on.
Quand la peur gagne, la vérité s'y perd...

 

pour en savoir plus sur Bernard Minier

et son premier roman avec le Capitaine Servaz

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/2016/07/10/34068515.html

 

 

 

 

 

 


12 juin 2021

sharko

 

J'ignore pourquoi je n'ai pas lu Sharko auparavant, mais je regrette d'être passé à côté de ce passionnant polar, d'autant plus qu'il était dans la pile de livres lue par mon épouse et mise de côté à mon intention et que j'ai retrouvée lors du confinement. Il y avait d'autres romans qu'elle m'avait conseillé et que j'avais mis en attente. On ne peut pas tout lire quand on a pas mal d'activités qui nous bouffent le temps. Un temps précieux quand on est retraité. Un temps qui se rétrécit et et qu'on veut utiliser au maximum. Revenons au roman de Franck Thilliez qui m'est tombé entre les mains au bon moment. Au moment des polémiques sur les grands trusts et les magouilles médico-pharmaceutiques. L'auteur bien documenté nous emmène dans le milieu des transfusions sanguines. Nous sommes en plein Thriller scientifique. Un Thriller policier écrit simplement mais d'une efficacité redoutable. L'hémoglobine dégouline de partout sans être gore. C'est intelligemment dosé entre suspense policier, histoires personnelles et vulgarisation scientifique. Le duo de choc que forment Sharko et sa compagne Henebelle est impliqué dans un homicide et doit sauver les meubles tout en poursuivant une enquête à rebondissements qui nous captive jusqu'au bout.

 

 

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L'histoire : Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse. Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier. À la différence près, que cette fois, le gibier, c'était eux. "

Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics au 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène.
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, elle a tué un homme. Pour protéger Lucie, Franck a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait rien d'un citoyen ordinaire, et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure. Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine...

 

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Franck Thilliez est l'auteur de plus d'une dizaine de romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E, Pandemia et plus récemment 1991. Grand passionné de thrillers, on retrouve dans ses romans quelques clins d'œil à leurs auteurs, comme Jean-Christophe Grangé, Stephen King[c], Joel Schumacher, Maurice Leblanc et bien d'autres.

Né en 1973 à Annecy, il étudie à ISEN Lille  les nouvelles technologies. Romancier, il est également scénariste et a coécrit, avec Nicolas Tackian, les dialogues du téléfilm intitulé Alex Hugo, la mort et la belle vie inspiré du roman américain Death and the Good Life de Richard Hugo, relocalisé en Provence pour l'adaptation à la télévision.

 

 

 

 

 

24 mai 2021

James Ellroy "ma part d'ombre"

 

 

 

La noirceur réaliste du "dahlia noir" avait titillé ma curiosité et éveillé un intérêt biographique. Je voulais en savoir plus sur l’auteur et c’était d’autant plus facile que James Ellroy venait de publier "ma part d'ombreoù il se livre tout entier, portant un regard sans concessions sur sa jeunesse perturbée par l’assassinat de sa mère le 22 juin 1958. Dans ce livre l’auteur revient sur sa vie d’enfant orphelin, d’adolescent pommé et d’écrivain obsédé par ce meurtre non résolu. Mais ce n’est pas qu’une biographie, c’est aussi un véritable reportage sur le crime en Amérique, et plus particulièrement les meurtres de femmes. "ma part d’ombre" est un documentaire réaliste, d’autant plus saisissant qu’Ellroy a travaillé aux côtés d’un policier de la brigade criminelle de Los Angeles, Bill Stoner avec qui il a tissé des liens très forts.

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Dans la première partie de "ma part d’ombre" James Ellroy retrace l’enquête de police menée en 1958, à la suite de l’assassinat de sa mère. Malgré les multiples démarches des enquêteurs, le tueur n’est pas retrouvé.

La seconde partie est autobiographique. Elle débute par l’enfance de l’auteur, le divorce conflictuel de ses parents (sa mère obtient la garde durant la semaine, son père le weekend), la mort violente de sa mère, les années de liberté à Hancock Park, au cours desquelles il découvre los Angeles et, cherche à s’affirmer, notamment en jouant au nazillon, et commence à se livrer au vol (de livres, d’abord) et au voyeurisme, la mort de son père après plusieurs attaques, la consommation expérimentale de drogue qui le conduit à la rue puis en prison, avant de se consacrer à la littérature, avec le soutien alimentaire d’une activité de caddie.

La troisième partie est consacrée à Bill Stoner, policier dont la carrière au département chargé des homicides s’est achevée dans le service d’enquête sur les crimes non résolus.

Dans la dernière partie, qui se déroule en 1995/96, James Ellroy propose à Bill Stoner d’enquêter avec lui sur les circonstances de la mort de sa mère, dans l’espoir de retrouver son assassin, trente-cinq ans après les faits; ils lancent notamment un appel à témoin et reprennent systématiquement les pièces du dossier.

 

14 mai 2021

le dalhia noir

 

Le Dalhia Noir ne faisait pas partie de mon top 20 de ce nouveau millénaire puisqu’il été édité au siècle précèdent, alors, je le remets en course avec une relecture que le confinement m’a permis d’effectuer par un excès de temps libre (mais pas de liberté). Je voulais comprendre pourquoi ce roman m’avait autant plu à l’époque de sa sortie (j’avais la quarantaine, mais rien à voir avec la COVID).  La réponse est simple, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un grand roman. Intrigue prenante, écriture fluide, personnages typés, mais surtout la narration à la première personne du singulier qui nous plonge au cœur de cet enquête pour la vivre intensément. Je suis le personnage central. Flic et boxeur à la fois. James Ellroy nous transmet les sensations ressenties sur les rings d’entrainement et de combats avec un tel réalisme que ceux qui ont pratiqués s’identifient à ce jeune flic déterminé, consciencieux et intègre. Des sensations qui n’engagent que moi. C’est ma lecture personnelle.

couverture dalhia noir 01 rivages noir

L'HISTOIRE est inspirée de la mort de Elizabeth Short, découverte dans un terrain vague à Los Angeles le 15 janvier 1947, le corps sectionné au niveau de la taille et le visage meurtri de multiples lacérations. Dwight « Bucky » Bleichert et Leland « Lee » Blanchard, deux flics du LAPD enquêtent sur ce crime qui n’a jamais été résolu mais dont l’auteur nous propose une version personnelle qui emmêle faits réels et fiction romanesque. 

James Ellroy

James Ellroy dont le vrai nom est Lee Earle Ellroy est né à Los Angeles 04 mars 1948 au sein d’un couple désuni. Sa mère divorce et prend James avec elle. Mais elle est assassinée alors qu'il n'a que dix ans. Son meurtre reste encore aujourd'hui non élucidé. Pour le petit garçon, le choc est inexprimable. Il commence à errer entre le collège et la rue où il sympathise avec de petits délinquants. Ellroy s'adonne en toute quiétude à l'alcool et aux drogues. Pendant près de dix ans, il vit, dans la rue sans domicile régulier, de petits boulots, de larcins et de cambriolages. Mais sa santé se rappelle à lui sous la forme d'un abcès au poumon. Mis au pied du mur, il doit choisir et opte finalement pour un retour dans les clous. Passionné de romans et des films noirs il se met à l’écriture avec un premier roman  "Le Dahlia Noir" qui lui apporte le succès à sa parution en 1987. En reprenant l'histoire d'Elizabeth Short, assassinée à L.A. en 1947, Ellroy met en forme son propre cauchemar qui le poursuit depuis l'assassinat de sa mère.

 

 

J'ai évoqué le Dahlia Noir dans un article intutilé "3 livres sur fond de boxe" publié dans le "Gant et la Plume" et repris dans ce blog le 23 mai 2016.

Vous pouvez retrouver l'article en naviguant dans mes chroniques ou si vous êtes préssés en cliquant sur:  http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/2016/05/23/33854340.html

 

  

 

 

 

30 avril 2021

mon père à une maladie mentale

 

Ce n’est pas le bestseller de l’année que je chronique dans ce blog mais c’est néanmoins un bijou de petit livre dont l’écriture volontairement naïve m’a touché et bouleversé. Il en faut beaucoup pour remuer mes vieilles tripes et hérisser mes poils blancs, mais le message d’amour de Miriam à son père m’a interpellé au point que je ne suis même pas rendu compte que le texte était en version originale. 

montage Livre Miriam Clopés avec texte 01 02 03

Ce livre qui a été pensé il y a cinq ans à la mort de son père, a vu enfin le jour après maintes hésitations. Il est vrai que le sujet est trop personnel et qu’il en coute d’évoquer publiquement ses traumatismes enfantins. Mais plus qu’un livre, c’est un outil qui permet d’ouvrir les débats et les consciences. Un support concret et palpable sur lequel peuvent s’appuyer les familles et les proches de ceux qui sont touchés par les maladies mentales. Une écriture simple pour une histoire banale. Banale pour toutes les familles qui ne sont pas concernés mais hautement importantes pour celles qui sont touchées.

 

Avant de conclure je voudrai préciser que Miriam Clopés a confié l’illustration de son livre à une équipe de conception composée de personnes ayant une déficience intellectuelle. Toutes les images sont liées au texte.

 

Míriam Clopés Coll qui est née en catalogne le 28  décembre 1980  est une  éducatrice sociale qui a fait ses études à l’université de Gérone. Il y a quatre ans, après, le décès de son père qui souffrait de maladie mentale elle décide d’aider par son vécu les proches des personnes touchées par cette maladie.

Pour en savoir plus sur le livre et son auteur cliquer sur 

 

 

 

https://www.elpuntavui.cat/societat/article/5-societat/1404212-per-dir-ho-d-alguna-manera-he-fet-conteterapia.html

 

 

 

 

25 avril 2021

la solitude du confinement

 

 

 

la solituse pour facebbok texte

Quand il y a plus de vingt-ans, je dessinais cette lame de tarot en projetant mon visage dans le temps, j’ignorais qu’aujourd’hui elle allait me coller à la peau. Une peau vieillie graphiquement qui hormis la moustache (je suis rasé de près et coiffé de court) se rapproche d’une réalité que personne ne peut vérifier puisque je suis masqué. Par contre je peux parfaitement vérifier la symbolique de cette lame qui correspond à l’Hermite dans le tarot de Marseille. Une arcane de réflexion et de sagesse qui éclaire tout ce qui est dans l’ombre. Un phare d’espoir qui néanmoins incite à la prudence. Dans sa face sombre, l’Hermite qui est attentiste et solitaire souffre de cette solitude et de cet isolement. Il se protège trop de la vie extérieure et des relations et n’admet pas le temps qui passe.

 

 

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