livres et dessins

04 juin 2018

Miléna

 

Je ne peux m’empêcher de faire une comparaison avec millenium. Un millenium exotique bien entendu. Ce n’est pas en Suède mais au Mexique que se déroule cette mini fresque en un seul volume. Un volume coup de poing qui nous plonge dans l’univers sordide de la prostitution européenne et Mexicaine. Une intrigue palpitante avec des allers-retours entre le passé et le présent. Mais ces va-et-vient entre les protagonistes se font dans des styles de narration si variés qu’on ne décroche pas de l’histoire. L’écriture est précise et plaisante. Le style classique. L’histoire prenante. On retrouve dans le roman de Jorge Zepeda Patterson tous les ingrédients d’un thriller réussi. De l’amour. De l’action. Du suspense. De la violence et des morts. Une intrigue à rebondissements. Des hommes et des femmes. Une patronne de presse. Une députée de gauche. Un journaliste. Un flic, un jeune hackeur….

Milena ou le plus beau fémur du monde est un  palpitant roman politique et social qui dénonce le clien­télisme, l’autocratie et la violence qui gangrènent la société mexicaine, fustigeant ici le trafic des corps et les pratiques innommables "des hommes qui n’aiment pas les femmes ".

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L'histoire: Tel un Félix Faure des Tropiques, un patron de presse mexi­cain succombe dans les bras de a maitresse une ex prostituée Croate connue sous le nom de Milena. À seize ans, elle avait quitté son village natal pour suivre un passeur qui lui faisait miroiter les fastes de Ber­lin. Le voyage s’est arrêté à quelques encablures de Zagreb, dans une bâtisse délabrée qui ouvrait grandes ses portes sur l’en­fer de la prostitution. Vendue à un proxénète qui sévit sur marbella, la jeune femme, d’une beauté époustouflante, côtoie dans le commerce de son corps des hommes de pouvoir et d’influence. Impliquée par un puissant client dans des sordides règlements de compte, elle consigne dans un petit carnet tous les détails de ce qu’elle apprend sur les connexions des réseaux maffieux Ukrainiens avec le Kremlin. Ces infos censées la protéger vont la mettre en danger de mort. Miléna doit fuir au Mexique où elle croise le chemin de plusieurs personnages qui vont tenter de l’aider : une patronne de presse, une députée de gauche, un journaliste, un flic, un jeune hackeur…


 

 

jorge zepeda patterson

L'auteur: 

Économiste, sociologue et chroniqueur politique, Jorge Zepeda Patterson, est né au Mexique en 1952. Formé à l'université de Guadalájara et de la Sorbonne, il fait ses armes de journaliste au sein d’ El País, en Espagne, avant de rentrer au Mexique où il a fondé et dirigé de nombreux organes de presse. Sa chronique hebdomadaire est publiée dans vingt et un journaux du pays. Il est l'auteur de plusieurs essais sur la vie politique mexicaine.

 

 

 

 

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24 mai 2018

prendre les loups pour des chien

 

 

Il y a quelque mois de ça j’ai découvert Hervé Le Corre, ou du moins, ma fille me l’a fait découvrir en m’offrant "après l’aube" lors de sa sortie en librairie. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce polar historico-noir d’un auteur bordelais qui pour moi est le numéro un du roman policier de chez nous et du reste de la France. Ce n’est pas le chauvinisme régionaliste qui l’a hissé sur le podium 2017 de "livres et dessins" mais un véritable classement de fan de polars et de thriller, C’est donc sans hésitation que j’ai emprunté à bibliothèque de mon patelin "prendre les loups pour des chiens" quand je suis tombé dessus. Tombé n'est pas le mot juste. Je ne me suis pas cassé la gueule. Mes pieds sont toujours bien ancrés au sol lors du fouinage systématique du rayonnage polar que je consulte régulièrement. Ce n'était pas une nouveauté littéraire, mais j'étais neanmoins son premier lecteur. Sa fiche était vierge. C'est pourquoi je ne l'avais pas vu avant. Sa couverture coup de poing, sobre mais pas explicite, avait besoin du complément d’info du recto que je n’ai même pas pris le temps de lire. J'ai embarqué le livre pour une lecture instantanée où j’ai retrouvé l’ambiance particulière de notre gironde en été.  

  

prendre des loups

 

L'histoire: Après avoir purgé cinq ans pour un braquage commis avec son frère Fabien, Franck sort de prison. Il est hébergé par les parents de Jessica, la compagne de Fabien. Le père maquille des voitures volées, la mère fait des ménages. Et puis il y a la petite Rachel, la fille de Jessica, qui ne mange presque rien et parle encore moins. Qu’a-t-elle vu ou entendu dans cette famille toxique où règnent la rancoeur, le mensonge et le malheur ? Dans une campagne écrasée de chaleur, à la lisière d’une forêt de pins étouffante, les passions vont s’exacerber jusqu’à l’irréparable.

  

L'auteur: Hervé Le Corre est un auteur Bordelais qui a été récompensé par de nombreux prix de littérature noire. Il a obtenu le Grand Prix de Littérature Policière, le prix Mystère de la critique par deux fois, le prix du Polar européen du Point, le prix Landerneau, le prix Michel Lebrun et le Trophée 813. On peut retrouver sa biographie et les commentaires sur son roman " aprés la guerre" publiés dans ce  blog en cliquant sur:  

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/2017/08/20/35601707.html

 

 

montage le corre 2Sans titre

aprés la guerre

L'HISTOIRE :Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale et où rôde la silhouette effrayante du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l'Occupation et n'a pas hésité à collaborer avec les nazis. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé Les jeunes appelés partent pour l'Algérie. Daniel sait que c'est le sort qui l'attend. Il a perdu ses parents dans les camps et, recueilli par un couple, il devient apprenti mécanicien. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto au garage où il travaille. L'homme n'est pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc mortelle dans toute la ville, tandis qu'en Algérie d'autres crimes sont commis...

 

 

 

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25 avril 2018

les yeux fardés

  

Je ne connaissais de Lluis Llach que quelques morceaux incontournables devenus cultes en catalogne et ailleurs. C’est d’ailleurs une musique venue d’ailleurs qui m’a fait découvrir le musicien. C’était quelques années avant ma retraite. A cette époque je travaillais pour une grande enseigne bordelaise de disques et de livres aujourd’hui disparue. Je ne me souviens plus de l’année, mais je me souviens parfaitement de ce dirigeant du rugby Béglais qui avait entendu sa musique dans un stade d’Afrique du Sud et me demandait de  lui procurer ce disque. Un coup de foudre. J’ai adoré "un pont de mar blava". Un mini-opéra. Un hymne à la méditerranée que je ne veux pas développer dans ce blog consacré à la littérature. Je reviens donc aux livres et plus particulièrement aux "yeux fardés" qui a accroché mon regard dans un mur de nouveautés. Disons plutôt son auteur. Son nom m’a aimanté. J‘y suis allé direct. Je l’ai pris sans me poser de questions. Je l’ai lu d’un seul trait et chroniqué dans la foulée. Je voulais donner mon ressenti avant que l’émotion ne retombe mais je ne trouve pas les mots pour évoquer ce livre qui prend aux tripes. Je voulais transmettre mes impressions à chaud. Chaud comme le Barceloneta où se déroule l’histoire et dans lequel j’ai plongé dans des souvenirs que je me suis approprié. Ce n’est pas le quartier de mon enfance et encore moins celui de mon époque, mais le temps d’une lecture je me sentais chez moi. 

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L'histoire:Germinal Massagué, un vieil homme de 87 ans aux yeux étrangement fardés de bleus va accepter, afin que tout ce qu'il a vécu ne soit pas perdu, d'enregistrer ses souvenirs au cours de 26 séances, en se confiant à un jeune réalisateur, Lluis Sedan. Ils étaient quatre inséparables (deux garçons et deux filles), nés en 1920, qui ont vécu  leur enfance dans le quartier populaire d’une Barceloneta aux ruelles bigarrées, aux senteurs maritimes, à la culture ouvrière militante. Après l’âge tendre des premiers émois, les personnalités s’affirment et les destinées s’esquissent. Pour les deux filles, du moins. Les balises de l’avenir se font plus fluctuantes pour les garçons quand ils découvrent la passion qui les unit. Si la proclamation de la République leur ouvre les voies de l’espérance, très vite la guerre civile rebat les cartes et conduit les amis au chaos. Après vingt ans d’errance à s’abîmer à travers le monde pour fuir le souvenir douloureux de l’“Ami aimé”, le rescapé de cet amour fou regagne sa terre natale pour porter le châtiment qui signe son retour à la vie.

 

Lluis Llach

L'auteur :

Lluís Llach i Grande chanteur de culture et d'expression catalanes né le 7 mai 1948 à gérone est l'auteur de la chanson l'Estaca, connue pour avoir été l'hymne officieux catalan de résistance au franquisme.

Il compose ses premières mélodies à six ou sept ans, mais pour la première vraie chanson il faut attendre 1965, Que feliç era, mare, dont il écrit la musique sur des paroles de son frère..  En 1967 il est le dernier membre à intégrer le groupe Els Setze Jutges (en français les seize juges) un engagement qui le conduit à l'exil, En 1969, il enregistre son premier album, « Les seves primeres cançons ». En 1970, il se produit pour la première fois au théâtre Español de Madrid, mais ses concerts sont censurés par le régime franquiste ; il décide donc de s’installer à Paris. Durant les années qui suivent, il multiplie les enregistrements et les concerts.

De 1971 à 1976, sous la dictature franquiste, Lluís Llach quittera la Catalogne pour ce qu'il appellera du "tourisme pour motivations politiques". En exil, il s'installe à Paris où il débute doucement, le 21 janvier 1973, sa carrière française à l'Olympia.

Au décès de Franco, l'année 1976 marquera son retour en Catalogne, qui sera fêté par un grand concert donné au Palais des Sports de Barcelone.

Il met fin à sa carrière artistique en 2006, après 29 albums, plusieurs de musiques de films (Salvador), des duos avec des grands noms de l'opéra, tel Jose Carreras, des concerts géants ou intimistes dans des salles réputées telles le Palau San Jordi à Barcelone.

Il est en première position sur la liste de Junts pel Sí (Ensemble pour le oui) pour la province de Gérone lors des élections régionales de 2015 en Catalogne et est élu avec dix de ses colistiers au parlement de Catalogne. L’année suivante il est récompensé et reconnu en tant qu’écrivain en obtenant le prix le Prix Méditerranée pour «Les Yeux fardés».

Son second roman «  les femmes du principal » également édité en France aux éditions Actes Sud raconte l’histoire de trois femmes sur trois générations.

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR CES DEUX LIVRES :

https://www.actes-sud.fr/node/53271

 


POUR EN SAVOIR PLUS SUR L'ECRIVAIN ET LE MUSICIEN : 

http://www.lluisllach.fr/ 

 

 

 

 

 

  

10 avril 2018

avant l'aube

 

Un polar que j’ai lu rapidement et que j’ai oublié aussi vite. Alors pourquoi, me direz-vous, s’évertuer à rédiger une chronique sur ce livre ? On peut trouver l’histoire banale et sans surprise, mais aimer l’inventivité de la narration. Quand je dis sans surprise c’est que d’entrée l’auteur annonce la couleur (noire). Les premières lignes racontent la fin, ou du moins c’est le personnage principal qui se raconte. Un inspecteur blessé à mort se remémore les évènements politico-policiers qui l’ont conduit à cette situation. Une imbrication de pensées décousues (en italique) dans une narration classique. Des petits pavés hachés-bafouillés qui balisent un texte admirablement écrit à la première personne du singulier. Des encarts qui peuvent perturber certains lecteurs et que pour ma part j’ai adoré. Par contre j’ai moins adoré le plongeon dans les années qui précédèrent mai 68 et que j’ai personnellement vécu. Un vécu que je ne retrouve pas. Il est vrai qu’à l’époque, je n’étais pas flic et d’ailleurs je ne l’ai jamais été. Quoi qu’il en soit, pour moi et pour la plupart de ceux qui ont connu ces années-là, il n’y a rien de nouveau, mais pour les autres c’est certainement une découverte.

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Les premières lignes du livre :  " Comme l'animal qui a la prescience de sa mort prochaine, j'ai senti, tandis que je traversais les nuages de fumée noire, épaisse et grasse, une piqûre douloureuse, cruelle. Un truc qui vous tétanise quelques secondes. Je courais vers le pavillon de chasse, l’index collé au pontet du pistolet-mitrailleur. Je ne l’ai pas entendu arriver dans mon dos l’autre pourri avec son Rr 51... "


L'histoire: Paris, 1966. Inspecteur à la Crim', Philippe Marlin erre dans un semblant de quotidien aux Batignolles, entre son chat, le jazz, le whisky et les fantômes qui hantent ses nuits charbonneuses. Nuits qui virent au blanc lorsque le cadavre mutilé d'une femme est découvert sur la Petite Ceinture. Son enquête va l'aspirer dans un monde où la respectabilité n'est qu'apparence, et où le Service d'Action Civique (la police parallèle du général de Gaulle) tire les ficelles. Dans ce théâtre d'ombres peuplé de marionnettes, ses convictions républicaines seront ébranlées et l’héritage de la résistance mis à mal.  

 

Xavier BoisselL'auteur: Xavier Boissel qui est né à Lille  en 1967 est un écrivain français agrégé de lettres modernes. En 2013, il publie un premier roman, "Autopsie des ombres", un récit issu d’une longue nouvelle, "Debout parmi les ruines", initialement parue dans la revue Inculte et illustrée ensuite par le dessinateur Boris Hurtel aux éditions En 2014 il publie son deuxième roman "Rivières de la nuit"et obtient pour obtient le Prix automne de la SGDL pour "Autopsie des ombres". Correspondant permanent de la plate-forme éditoriale en ligne D-Fiction, il  y dirige la collection de sciences humaines "Paralipomènes", où il a notamment publié deux ouvrages du philosophe Jean-Joseph Goux. En octobre 2017 il publie "Avant l'aube", roman noir pollitico-policier dont vous pouvez lire ci-dessus la critique et le résumé 

 

 

 

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21 mars 2018

JFK 23/11/63

 

 

 

couverture Stephen King JFK

 

Il y a quelques mois de ça, après la diffusion de la série réalisée pour le petit écran, je me suis replongé dans la lecture de 22/11/63. Autant j’ai été déçu par l’adaptation cinématographique, autant j’ai pris plaisir à relire cet excellent roman de Stephen King que je considère comme son plus abouti. Un aboutissement naturel quand on a lu un bon nombre de Stephen King. On retrouve ses thèmes forts et notamment comme dans Dead Zone la possibilité de changer l’histoire. Dans 22/11/63 c’est un retour dans le passé. Une immersion dans une époque admirablement restituée que j’ai connue et reconnue pour l’avoir vécue. Je n’ai que quelques mois d’écart avec le King et je me souviens parfaitement de cette journée. Une journée particulière. Revenons au jour d’aujourd’hui et au livre qui nous intéresse. Un intérêt que j’ai eu pour une histoire. Une histoire réaliste sur les conséquences d’une histoire modifiée  que j’ai dégustée en seconde lecture. Aucune indigestion. Du plaisir à l’état pur. Une pureté qui a vidé mon crâne des images télévisuelles fabriquées par un autre pour restaurer celles que j’avais réalisées pour mon cinéma personnel.

 

 

jfk 4eme couverture cadre

L’histoire : 

Jake Epping, professeur d'anglais à Lisbon Falls, n'a pu refuser d'accéder à la requête d'un ami mourant : empêcher l'assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l'entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l'époque d'Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d'un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d'une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps. Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d'un suspense vertigineux l'Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.

 

 

 

   

Stephen-King

L’auteur 

Stephen King est un écrivain américain qui est né le 21 septembre 1947 dans Le Maine. Il publie " Carrie" son premier roman en 1974 et devient rapidement célèbre pour ses histoires d'horreur. Ses livres ne sont pas figés dans des genres. Il passe avec maestria du fantastique à la fantasy ou de la science-fiction roman policier pour le grand bonheur d’une clientèle diversifiée. Les lecteurs s’y retrouvent. À chacun son style et son genre. Il y en a pour tous les gouts. Stephen King a publié plus de cinquante romans, dont sept sous le pseudonyme de Richard Bachman, et environ deux cents nouvelles. Après son grave accident en 1999, il ralentit son rythme d'écriture sans pour autant ralentir son succès. Traduit dans presque toutes les langues, il a vendu plusieurs centaines de millions de livres, faisant de lui le plus populaire des écrivains du genre. Il est l’un des rares auteurs dont les droits littéraires sont achetés avant même leur publication. Une quarante d’adaptions cinématographique dont la réalisation a été confiée à des grands noms du 7eme Art (Brian De Palma, Stanley Kubrick, George A. Romero, David Cronenberg ou John Carpenter…) ont contribué à sa renommée.

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE LIVRE ET L'AUTEUR

www.pochesf.com/index.php?page=auteur&auteur=2454

https://www.amazon.fr/Stephen-King/e/B000AQ0842


 

 

 

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28 février 2018

une dernière danse

 

 

La banalité du titre du livre et de sa page de couverture ont failli me faire passer à côté d’une dernière danse que je croyais à l’eau de rose. Si mon épouse, grande dévoreuse de livres et critique avertie ne m’avait dit " tu devrais le lire ! " je n’aurai même consulté une quatrième de couverture qui d’ailleurs ne laissait pas entrevoir la force dramatique de ce  bouquin. Une écriture forte pour un drame qui a marqué l’histoire du XXème siècle. Trois années charnières entre les années folles et la guerre mondiale qui s’annonçait. 

Les personnages de ce roman, évoluent dans l’Espagne en guerre civile avec des ambitions et des destins différents. Les horreurs, les souffrances, les incompréhensions, mais aussi les amitiés et les amours sont admirablement retranscrits par l'auteur.

L'ouvrage qui est bien documenté, est un mélange réussi d'histoire et de romance. La légèreté de l’écriture, contraste avec la cruauté de la période évoquée. La dernière danse est un livre réaliste où je retrouve l’esprit des notes et anecdotes griffonnées par ma mère sur un vieux cahier d’écolier qu’un de mes frères a retrouvé. Elle a vécu ces événements et bien pire encore.

  

une dernière danse

L’histoire : Derrière les tours majestueuses de l’Alhambra, les ruelles de Grenade résonnent de musique et de secrets. Venue de Londres pour prendre des cours de danse, Sonia ignore tout du passé de la ville quand elle arrive. Mais une simple conversation au café El Barril va la plonger dans la tragique histoire de la cité de Garcia Lorca et de la famille qui tenait les lieux.

Soixante-dix ans plus tôt, le café abrite les Ramirez : trois frères qui n’ont rien d’autre en commun que leur amour pour leur sœur, Mercedes. Passionnée de danse, la jeune fille tombe bientôt sous le charme d’un gitan guitariste hors pair. Mais tandis que l’Espagne sombre dans la guerre civile, chacun doit choisir un camp. Et la fratrie va se déchirer entre résistance, soumission au pouvoir montant, ou fuite.

Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d’imaginer à quel point cette histoire va bouleverser sa propre existence...

 

 

 

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L’auteur : Diplômée de littérature anglaise de l’université d’Oxford, Victoria Hislop vit entre l’Angleterre et la Crète, et parle français couramment. Best-seller international, vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, son premier roman L’Île des oubliés n’a pas quitté les classements des meilleures ventes depuis sa sortie en France, avec 400 000 lecteurs conquis, et a été couronné par le prix des lecteurs du Livre de Poche. La success story se poursuit avec son deuxième ouvrage publié aux Escales, Le Fil des souvenirs, plébiscité par le public et la presse, et Une dernière danse, qui a déjà créé l’événement à l’étranger.

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE LIVRE ET L'AUTEUR

https://www.amazon.fr/Victoria-Hislop/e/B001JRWEU2

https://www.victoriahislop.com/?lang=fr

 

 

 

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02 février 2018

cabossé

 

Je me reconnais dans ce livre, non pas par le personnage principal, mais par le style et l’histoire de cette série noire qui mérite bien son label et son titre.  Une noirceur éclaircie d’humour et d’amour. Un raisonnement monologué de logique et de bon sens. Une philosophie de bas quartier ou le cul et la castagne imposent leur point de vue. Un polar qui se lit comme un conte de fées. Une belle et une bête qui nous touchent de simplicité et de désespérance. Ce polar sombre et glauque qui joue avec les mots et les codes ne manquera pas de séduire les amateurs du genre.

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L'histoire : Quand Roy est né, il s’appelait Raymond. C’était à Clermont, il y a quarante-deux ans. Il avait une sale tronche. Bâti comme un Minotaure, il s’est taillé son chemin dans sa chienne de vie à coups de poing : une vie de boxeur ratée et d’homme de main à peine plus glorieuse. Jusqu’au jour où il rencontre Guillemette, une luciole fêlée qui succombe à son charme, malgré son visage de “tomate écrasée”.

Une touchante histoire d’amour qui rebondit le soir où il croise Xavier, l’ex de la belle, beau gosse jaloux et arrogant, qui ne se relèvera pas de cette rencontre. Les deux amants prennent la fuite. Un road movie de la France profonde. Une illusion cinématographique pour une cavale improvisée, jalonnée de révélations noires, de souvenirs amers, d’obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.

 

 

Benoit Philippon

L'auteur: Benoît Philippon passe son enfance en Côte d'Ivoire, aux Antilles, puis entre la France et le Canada.Il devient scénariste à vingt ans pour le cinéma et l'animation et réalise son premier long-métrage, Lullaby for Pi, avec un casting international (Forest Whitaker, Clémence Poésy, Rupert Friend), sorti en 2010 ; puis un film d'animation (coréalisé avec Alexandre Heboyan), Mune, le gardien de la Lune (prix du meilleur film à Tokyo, Toronto, Erevan), qui fut le septième plus gros succès français à l'étranger en 2015. Cabossé, son premier roman, est récompensé par le prix tranfuge du meilleur espoir polar.  

 

  

Pour en savoir plus : 

http://www.gala.fr/l_actu/culture/benoit_philippon_un_auteur_cabosse_375746

https://www.amazon.fr/Caboss%C3%A9-Beno%C3%AEt-Philippon/dp/2072688396

 

 

 

 

01 février 2018

la chronique de Natcho du Soler

 

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Un plongeon dans le Bordeaux du siècle dernier que j’ai connu et reconnu dans le roman de Guy Busquets. Une écriture réaliste pour une histoire fantasmée. Un rêve devenu réalité à moins que ce ne soit le contraire. Une imbrication de réel et d’irréel qui nous font douter de la santé mentale de Vincent Marin le héros de cette histoire. Un faux héros. Des fausses pistes. Un vrai imbroglio qui se dénoue dans la troisième partie de l’histoire. J’ai adoré le livre que je conseille en cadeau pour vos amis amoureux de livres et de Bordeaux.

L’HISTOIRE : Dans le Bordeaux de 1980 Vincent Marin croise le même jour et à différents endroits de la ville un inconnu qui lui ressemble. Une ressemblance qui s'arrête au physique. Tout les différencie. L'homme au charisme indiscutable, fascine et subjugue Vincent qui végète de médiocrité dans son appartement Bastidien. Leur rencontre inévitable le pousse à  accomplir un acte dont il ne sentait pas capable. Son existence bascule alors dans un thriller qui pour une fois n'est pas rêvé mais vécu. Un vécu cauchemardé.

L’AUTEUR : Guy Busquets qui est né en 1947 dans la banlieue bordelaise rive droite n'a pas eu besoin de consulter les archives pour planter le décor de son roman. Il a fait un travail de mémoire. Une mémoire intacte qui restitue l'ambiance d'une ville en mutation que les générations du second millénaire ont du mal à imaginer.

POUR EN SAVOIR PLUS : https://www.amazon.fr/lhomme-veste-blanche-Guy-Busquets/dp/1515092038

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16 janvier 2018

Ronce-Rose

 

Une bouffée d’oxygène. Un bol d’air frais que j’ai dégusté d’un seul trait. Un nectar délicieux qui nous grise de mots et de réflexions enfantines. Eric chevillard que je découvre avec Ronce-Rose raconte la réalité (ou l’irréalité) d’une gamine qui n’a pas tous les codes pour comprendre l’univers des adultes. Un monde parallèle qu’elle découvre dans sa quête et qu’elle adapte à ses connaissances. Un parcours initiatique à la recherche de l’impossible. Ronce-Rose qui ignore le drame qui l’a poussée à quitter son cocon, consigne son périple dans un journal en utilisant son langage et ses mots. Des jeux de mots. L’auteur joue avec. Il nous régale de petites phrases qui remontent des souvenirs lointains de doutes et d’incompréhension. Garçons ou filles nous nous reconnaissons tous en Ronce-Rose. Du moins ceux qui ont encore en mémoire leur petite enfance et la vision déformée que nous avions du monde des adultes. Une vision logique pour nos connaissances. Ce n’était pas de la naïveté mais du réalisme de gosse. Une gosse surdouée, à moins que ce soit une adulte attardée. Un âge indéfini. Peu importe qui est cette gamine dont on découvre l’identité qu’au bout du bout de son voyage.

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L'histoire:  Si Ronce-Rose prend soin de cadenasser son carnet secret, ce n’est évidemment pas pour étaler au dos, tout ce qu’il contient. D’après ce que nous croyons savoir, elle y raconte sa vie heureuse avec Mâchefer jusqu’au jour où il ne réapparait plus. Ronce-Rose se met en quête de le retrouver.

 

 

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L'auteur: Éric Chevillard est un romancier français, né le 18 juin 1964 à La Roche-sur-Yon. Depuis son premier  roman "Mourir m'enrhume", il n'a cessé de publier des écrits 'déroutants bourrés d'humour et de malice.  Éric Chevillard possède un blog nommé L'autofictif.

 

 

 

Pour en savoir plus

 

https://www.amazon.fr/Eric-Chevillard/e/B001JOU0UQ

 

https://www.eric-chevillard.net/bibliographie.php

 

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06 janvier 2018

la fille du bourreau

 

Après avoir pris connaissance d’une quatrième de couverture qui n’emballait pas outre mesure, j’ai parcouru les premières pages de "La fille du bourreau" pour prendre la température d’un livre dont je ne connaissais pas l’auteur. Je ne suis pas rentré dedans, c’est le livre qui m’a percuté. Je l’ai pris dans l’estomac sans réagir. Je ne l’avais pas vu arriver. Et même, je n’aurai rien fait pour l’esquiver. J’étais groggy.  Le choc m’avait coupé les jambes. Heureusement, j’étais assis. La puissance du premier chapitre m’avait  cloué sur place. J’en profitais pour enchaîner les suivants, qui tombaient en intensité pour nous laisser reprendre notre souffle. Il aurait été impossible de tenir un tel rythme. Il fallait donc ménager le lecteur pour l’amener au rush final sans pour autant diminuer son intérêt. Suspense, amour, action, rebondissements…  tous les ingrédients d’un bon polar sont réunis, même si aucun flic ne participe à l’histoire. Ce n’est pas une enquête policière mais une recherche de vérité qui tisse la trame de cet excellent livre historique qui a fait démarrer mon année littéraire sur les chapeaux de roues. 

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L’histoire : En 1659, dans la petite ville bavaroise de Schongau, un jeune garçon est repêché, mourant, dans le Lech. Sur son épaule est maladroitement tatoué un signe de sorcellerie. On accuse aussitôt la sage-femme Martha Stechlin, que son métier amène à connaître les mystères de la vie, ce qui suffit aux yeux de beaucoup à en faire une adepte de Satan. Le bourgmestre et ses conseillers voudraient qu’on brûle immédiatement la sorcière pour rétablir le calme dans la ville et ordonnent donc au bourreau Jakob Kuisl de soumettre Martha Stechlin à la question. Mais celui-ci, convaincu de son innocence, va tout tenter pour la sauver, aidé par Simon, un jeune médecin, et par sa fille Magdalena. D’autant que les événements tragiques se succèdent, deux autres garçons sont assassinés et une fillette enlevée. L’hystérie envahit peu à peu les habitants de Schongau tandis que le diable, sous l’apparence d’un boiteux doté d’une main de squelette, rôde dans la ville. Ce superbe roman plonge dans les noirceurs et les infinies ressources de l’âme humaine, et fait vivre avec une grande véracité des hommes du XVII° siècle terrorisés par les croyances irrationnelles. Oliver Pötzsch campe en Jakob Kuisl une magnifique figure de bourreau, brutal et humaniste, savant et rustre.

 

 

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L'Auteur : Olivier Pötzsch, né le 20 Décembre 1970, est un journaliste de radio qui travaille aussi comme scénariste pour télévision Bavaroise. Il est lui même un descendant des Kuils, la dynastie des bourreaux qui a officiée en Bavière pendant trois siècles. La Fille du bourreau qui est le premier tome d'une saga qui en compte six, a obtenu le prix Historia 2015 du roman policier.

 

 

 


 

 

 

Pour en savoir plus sur le livre 

www.amazon.fr/fille-du-bourreau-Oliver-Pötzsch/dp/2330032110

https://www.babelio.com/livres/Ptzsch-La-fille-du-bourreau/617803