livres et dessins

07 novembre 2018

BAAD

 

J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman dépaysant et captivant.  Un polar noir qui nous fait découvrir un Afghanistan qui tente par certaines bonnes volontés de redevenir un pays normal. Du moins en façade. Une façade en trompe l’œil qui se lézarde sous les coups fourrés de l’intérieur et que s’efforcent de colmater des hommes et des femmes qui croient en leur pays. Une reconstruction difficile, tout comme l’enquête menée par quelques policiers intègres qui risquent leur vie dans ce pays gangréné par la violence, la corruption et les trafics en tous genres. Des trafics internationaux qui justifient les connections entre Paris et Kaboul. Deux intrigues qui se rejoignent dans un final explosif. Revenons à la partie afghane et plus particulièrement à celle qui se déroule à Kaboul et qui nous prends aux tripes en nous faisant découvrir l’enfer que vivent les femmes, les filles, les enfants mais aussi les hommes. C’et une découverte de vie et de coutumes qui nous hérissent le poil. La découverte d’un pays à la beauté sauvage. Une beauté qui n’a pas été altérée (ou dénaturée) par les guerres, les carnages, les trafics et le fanatisme religieux. 

BAAD

 

L'HISTOIRE: Oussama Kandar, l’incorruptible-chef de la brigade criminelle de Kaboul, examine le cadavre d’une fillette de 10 ans retrouvée dans une tenue d’apparat. C’est la troisième victime d’une série macabre. Trois corps ont été retrouvés à dix jours d’intervalle. Oussama sait que le temps presse. Mais en Afghanistan rien n'est simple, la police judiciaire a peu de moyens, la médecine légale est balbutiante, le pouvoir et la justice sont largement corrompus et la population soumise aux traditions tribales et aux préceptes religieux.

Au même moment, à Paris, Nicole Laguna, ex-agent de la DGSE, est kidnappée. Elle dispose de dix jours pour démasquer un trafiquant d’héroïne, et sauver sa famille prise en otage… La piste de la drogue la mettra sur le chemin d’Oussama.

 

  

cedric bannel

L’AUTEUR : Cédric Bannel est un écrivain français né le 26 décembre 1966 à Casablanca.  Ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA), il a d'abord occupé des hautes fonctions administratives, commerciales voire même politiques avant d’endosser le costume d’écrivain. Ses romans rencontrent un succès mérité qui ne le fait pas pour autant abandonner les affaires. Il créé en 2009 sa propre société d’investissement. En tant qu’écrivain, Cédric Bannel a publié Le Huitième Fléau (1999), La Menace Mercure (2000), Élixir (2004) et L’Homme de Kaboul (2011). Son quatrième romans BAAD est paru en 2016 chez Robert Laffont (collection La Bête Noire). Ses romans sont traduits dans de nombreux pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2018

le truc vert

  

Cette fin d’été est propice à la lecture. Beau temps. Calme plat. Plages désertes. Je suis dans le bain, ou du moins dans mon transat, pour une immersion totale dans un univers qui m’est familier et que je respire de tous mes pores d’autant plus que je me trouve sur les lieux où se déroule en partie ce polar déroutant. Du moins au début. La profusion des personnages laissait présager un récit confus. Une confusion sur les premiers chapitres. voulue par l'auteur. Une mise en bouche pour mieux déguster ce plateau de personnages bien de chez nous. Un amuse-gueule bien concocté pour mieux nous mener en pinasse (bateau plat du bassin d’Arcachon) et en train. On voyage entre Bordeaux, Dordogne et Bassin avec un embarquement gare Saint Jean en direction de la mort. Des morts dont on recherche un lien. Des liens qu’il faut démêler. Désembrouiller. Une embrouille qui se dénoue et se décante au fur et à mesure de la lecture de cet excellent polar pour nous éclairer de son explication finale.  

le truc vert

L'HISTOIRE: Le corps de Sophie Bertin a été retrouvé dans un buisson à proximité de la voie ferrée. Elle habitait à Bordeaux et avait pris le train deux jours plus tôt. Simon doit mener une enquête pour déterminer si Sophie a sauté volontairement du train ou si quelqu'un l'a poussée. Son enquête bute sur des obstacles qui dépassent sa fonction. Mensonges Dissimulations. Connivences. Notables sans scrupules. Procureur compromis. Simon ne lâche rien. Son opiniâtrée l’emmène sur un autre meurtre de passager et lui fait croiser le chemin de Valentine dont il est convaincu de son implication dans cette affaire. Son silence cache un secret que Simon s’acharne à percer. Un secret qui la mine mais qu’elle préserve en se taisant. Le mutisme et la beauté sauvage de cette fille d’ostréiculteur trouble et déconcerte Simon qui n’aura de cesse de découvrir la vérité.

    

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L'AUTEUR: Simone Gélin à écrit et publié de nombreux romans rpoliciers qui se déroulent dans  le Sud ouest et plus particulièrement dans le Bassin d'Arcachon. Aprés une existence d'enseignante, elle revient dans cette belle région où elle grandi et où elle a naturellement puisè son inspiration. Dans cette nature généreuse où se melent l'ocean et les pins, les dunes et les maréees, les touristes, les autochtones et les bordelais, elle fixe avec talent des récits et des romans policiers réalistes et haletants : La fille du port de la lune, paru en 2010 chez "Les Nouveaux Auteurs", le Banc de l'injustice, en 2011, Le journal de Julia, en 2013 chez Anne Carrière (prix Augiéras 2014), Le Truc Vert, Editions Vents Salés, 2014, et l'Affaire Jane de Boy,éditions Vents Salés, 2016. 

 

Quatrième de couverture

 

« C'est drôle, avec le recul, ou peut-être parce que je m'approche de l'abîme, il me semble que j'ai toujours su que je mourrais jeune. Je vous demande pardon. Je me doute bien que je prends cette fois des risques insensés, mais je pense que l'on doit ne jamais transiger avec sa conscience et faire ce que l'on considère comme juste, ce que l'on croit important. En tout cas, ils peuvent bien user de toutes leurs manoeuvres, menaces, combines ou autres et tout tenter pour me faire entendre ou dire autre chose, je ne braderai rien. J'irai jusqu'au bout et j'imagine ce qu'il peut m'en coûter, je n'ai pas peur. Non, ce n'est pas vrai. J'ai peur, bien sûr, j'essaie seulement de l'oublier. Et de m'y préparer parce que je n'ai pas le choix. Ils ne m'ont pas laissé le choix. »

 

 

 

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24 septembre 2018

hortense

 

Hortense nous dérange par son histoire qui pourrait être la nôtre. Je ne veux rien dévoiler du contenu du livre pour que les lecteurs se fassent piéger et trimballer jusqu’à la dernière page. Un épilogue imprévisible pour ce petit bijou de psychologie et de suspense admirablement construit. Je m’attendais à lire un rapport de police, j’ai découvert un style agréable et une écriture soignée. Je me suis régalé tout au long de ces trois cents pages qui nous happent et nous interpellent. On veut savoir et on ne lâche plus le livre, même après l’avoir terminé. Il nous colle aux doigts. On est scotché. Choqué.  Interloqué. D’autant plus que c’est une histoire vraie.                  

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L'HISTOIRE: 1993 : Sophie Delalande est folle d'amour pour sa fille, Hortense, presque trois ans, qu'elle élève seule. Son ex-compagnon est un homme violent, auquel elle refuse le droit de visite. Un jour, il fait irruption chez elle et lui enlève Hortense.

2015 : Sophie mène une vie morne, solitaire. Un dimanche pluvieux, elle se fait bousculer par une jeune femme dans la rue. Persuadée qu’il s’agit d’Hortense, elle la suit. Sans rien lui dévoiler, elle sympathise avec elle. La relation qui se noue alors est pleine de mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d'un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et cette jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?

  

 

Jacques-Expert

  

L'AUTEUR: Jacques Expert, né en 1956 à Bordeaux, est journaliste à Ra dio Caraîbes International en 1981, puis grand reporter à france Inter et France Info couvrant notamment l'affaire Grégory. En 1995, il devient rédacteur en chef de Coyote. En 1998, il devient directeur des magazines de M6 et directeur des programmes de Paris première en  2001. En 2012, il est nommé directeur des programmes de RTL2,3. Il mène parallèlement à cela une carrière d'écrivain. Le 1er avril 2018 il quitte la direction des programmes de RTL pour se consacrer à ses activités littéraires.

 

 

 

 

 

 

 

05 septembre 2018

le dernier lapon

 

Ce roman est une bouffée d'air frais, voire même glacial. Une froideur qui m’a engourdi le temps d’une lecture en continu qui m’a emmenée jusqu’au bout de la nuit. Une petite nuit blanche-estivale pour savourer le contraste avec la longue noirceur de l’hiver Lapon où se déroule le magnifique roman d’Olivier Truc. Un super bouquin qui nous  fait découvrir le monde fascinant de la Laponie avec ses élevages des rennes, ses gumpis, ses chanteurs de joïks, ses chamans, ses vieilles légendes mais surtout les relations pas toujours harmonieuses des Samis avec les colons, c'est-à-dire les Scandinaves. Ne vous méprenez pas en achetant LE DERNIER LAPON, le livre n'est pas un traité ethnologique ou un guide de voyage, mais un vrai polar habilement construit. Un polar exotique comme je les aime. J’adore ces roman historico-politico-policiers qui font découvrir des contrées inconnues et des cultures différentes.

 le dernier la

L'HISTOIRE: Depuis quarante jours, la Laponie est plongée dans la nuit. Dans l'obscurité, les éleveurs de rennes ont perdu un des leurs. Mattis a été tué, ses oreilles tranchées , le marquage traditionnel des bêtes de la région. Non loin de là, un tambour de chaman a été dérobé. Seul Mattis connaissait son histoire. Les Lapons se déchirent : malédiction ancestrale ou meurtrier dans la communauté ? 

 

 

 

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OLIVIER TRUC (né à Dax le 22 novembre 1954) grandit en région parisienne avant de rejoindre Montpellier en cours de licence afin de s'investir dans le journalisme. Il démarre au quotidien régional Midi Libre en 1986 et travaille ensuite pour divers médias (journaux et télévisions) traitant des sujets de société.

Spécialiste des pays nordiques et baltes il habite Stockholm depuis 1994 où il  est correspondant au journal Le Monde mais aussi documentaliste et réalisateur pour la télévision, il débute sa carrière littéraire en 2006 avec la publication de L'Imposteur, une enquête sur un rescapé français du Goulag. En 2008, il publie avec Christian Catomeris, une enquête sur le destin dramatique des anciens plongeurs de l'industrie pétrolière en mer du Nord (Dykaren som exploderade, en suédois, 2008, Norstedts).

LE DERNIER LAPON (plus de vingt prix obtenus, dont le prix Quai du polar 2013, Le prix Mystère de la critique 2013 et le prix Michel-Lebrun) est le premier roman d’une série qui se poursuit avec Le Détroit du Loup en 2014 et La Montagne rouge en 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

06 août 2018

le bourreau de Gaudi

 

J’attendais la fin du mois d'Aout pour confirmer mon coup de cœur de l’été mais il serait dommage de ne pas vous en faire profiter avant que la saison ne se termine. J’ai lu le Bourreau de Gaudi la première semaine de juillet avec quelques coupures footballistiques (en téléspectateur bien entendu) qui n’ont en rien entamées mon intérêt pour l’histoire qui, se déroule lors du mondial 2010 remporté par les Espagnols. Ce coup-ci c’est nous. Cessons les cocoricos et revenons à ce pavé de presque 700 pages qui se lit avec une facilité et un intérêt qui monte crescendo. 700 pages justifiées par la richesse du contenu. L’auteur nous narre avec précision les lieux, les faits, les hypothèses des enquêteurs, les émotions des personnages, les magouilles politico financières, les dessous de la grande et de la petite histoire de Barcelone et de Gaudi. Une enquête dans l’enquête.

Pour les amoureux de Barcelone, ce roman est un pur régal, car son protagoniste principal est bel et bien la capitale catalane que j'ai redécouverte sous un angle original. L’originalité du génial Gaudi. Un génie qui s’est exprimé à travers la géométrie, la nature, le symbolisme, la foi, la connaissance des hommes et des sciences et bien sûr, la créativité artistique. 

le bourreau de Gaudi 

L'HISTOIRE: Un corps en flammes est retrouvé pendu au balcon d'un des monuments les plus emblématiques de Barcelone, La Pedrera, d'Antonio Gaudí. Bien mauvaise publicité pour la ville à quelques semaines de la consécration par le pape de la Sagrada Familia. Les services policiers, aux abois, réintègrent l'électron libre Milo Malart, révoqué par mesure disciplinaire. Tandis qu'il enquête en binôme avec une jeune sous-inspectrice, qui semble tout droit sortie d'une série américaine à succès, les meurtres s'enchaînent selon un rituel immuable : toujours des membres de l'oligarchie barcelonaise, férocement mutilés au sein des édifices du célèbre architecte qui fait la gloire de la ville. La chasse à l'homme est ouverte. Dans une intrigue magistralement tenue jusqu'à la dernière page, décrivant les rouages d'un système politique arrogant et corrompu, Le Bourreau de Gaudi plante l'envers du décor d'une "Ville des prodiges" terriblement moderne et effroyablement archaîque. La chasse à l’homme est ouverte, mais qui cherche-t-on ? Un prédateur sadique assoiffé de vengeance ou la victime d’un système politique arrogant et corrompu, qui sacrifie les plus fragiles au faste tapageur de la ville et à sa manne touristique ? Pour répondre, il faut d’abord décrypter le symbolisme ésotérique des œuvres de Gaudí, aux formes proprement hallucinantes.

 

 

aro sainz de la maza

L'AUTEUR : Né à Barcelone en 1959, Aro Sanz de la Maza est diplômé de l'Université de Barcelone, est écrivain, éditeur, correcteur et traducteur. Il a écrit des romans, des livres d'histoire et est coauteur de deux recueils de contes populaires. C'est son premier roman noir qui lui vaudra le prix international RBA du roman noir 

 

 

 

 

  

  


25 juillet 2018

canicule

Un bon thriller est un livre qu’on ne lâche pas avant d’avoir refermé la dernière page. J’ai enquillé les chapitres sans me rendre compte des temps. Du temps qui passe et du temps qu’il fait. J’étais frais et dispos. Les trente degrés de notre mois de juillet sont de la gnognote, comparés aux températures caniculaires de cette partie de l’Australie où se déroule cette histoire qui m’a captivée par son suspense ingénieusement distillé. Jane harper que je découvre avec ce  roman dégotté par hasard dans un rayonnage de bibliothèque municipale, décrit avec réalisme le quotidien de ces fermiers Australiens qui voient leur bétail, leurs exploitations, voire même leurs voisins, mourir de sécheresse. L’impuissance face à cette nature incontrôlable unit leur destinée dans une chasse aux sorcières qui rouvre les cicatrices du passé. Une double intrigue où s’entremêlent avec habileté deux événements qui embrouillent les pistes jusqu’à un final qui me bluffe et me surprend. Du grand art. Un excellent roman d’été qu’il faut lire les pieds dans l’eau ou dans le ronron d’un bon ventilo.

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L’HISTOIRE : Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Écrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Sa poussière. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés. Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots arrivés par la poste :

Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles...

Revenir à Kiewarra est la dernière chose dont Aaron a envie. Trop vives sont encore les blessures de son départ précipité des années auparavant. Trop dangereux le secret qu’il a gardé pendant tout ce temps. Mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer...

  

Jane Harper

L'AUTEUR: Jane Harper est née dans la ville de Manchester en Angleterre qu’elle quitte à l’âge de 9 ans pour L’Australie. Elle vit pendant six ans à Boronia, dans l'état de Victoria (Australie) où elle obtient la nationalité australienne. Lorsqu'elle est adolescente, elle retourne avec sa famille au Royaume-Uni où elle vit dans le Hampshire avant de poursuivre ses études d'anglais et d'histoire à l'Université du Kent à Canterbury. Devenue Journaliste, Jane Harper travaille pour la presse écrite au Royaum-Uni et en Australie où elle y réside avec son mari. Son premier roman, "Canicule" (The Dry) publié en 2016)  a été Vendu dans plus de 20 pays et a obtenu le Gold Dagger Award et le prix Ned Kelly 2017 du meilleur premier roman. 

 

 

  

 

 

10 juillet 2018

la peau des anges

 

Thomas Ravn une épave de  policier en congé maladie sort de sa léthargie, poussé par des amis qui l’obligent à reprendre un semblant d’activité. Une mère cherche à savoir ce qu’est devenue sa fille.  Un petit service hors service qu’il accepte sans conviction. Ravn qui n s’est jamais remis de la mort de sa femme baigne dans l’alcool et le désœuvrement. la recherche de cette jeune femme, à qui il doit remette une carte postale de sa mère, réactive ses réflexes de flic pugnace et intuitif.  Une thérapie douloureuse. Des coups bas et des blessures.  Des trahisons. Des rebondissements. De l’action. Une montée d’adrénaline qui le remet en selle. Un excellent polar nordique comme eux seuls savent les faire. Ça n’engage que moi mais il faut reconnaitre qu’actuellement les auteurs scandinaves ils sont passé maîtres dans l’art de nous captiver et nous surprendre.

la peau des anges 02

L'histoire : Dans la lumière naissante de l’aube, des mouettes survolent les monticules de ferraille d’une casse automobile de Stockholm. Au milieu des débris, le cadavre d’une jeune femme enfoncé jusqu’aux genoux. Le corps décharné a la blancheur de l’albâtre, et ses globes oculaires bouchés de plâtre fixent le néant à la manière des statues antiques. Encore un ange blanc. Le cinquième. Dans un bateau de l’autre côté du détroit qui sépare la Suède du Danemark, l’ex-inspecteur Thomas “Ravn” Ravnsholdt n’est pas encore sorti de sa torpeur éthylique habituelle. Il ne se doute pas que la disparition d’une jeune femme va bientôt interrompre son lent suicide.

 

 

Michael Katz

Avec un don inquiétant pour saisir la perversité humaine, Michael Katz Krefeld s’insinue dans le monde impitoyable des laissés-pour-compte des sociétés scandinaves. Cette première enquête de Thomas Ravn lance une série aussi palpitante qu’addictive. Petit-fils de l'écrivain danois Herman Krefeld il est natif de Gammel Holte (danemark) ou il voit le jour en 1966. Scénariste pour des courts-métrages et des séries pour la télévision danoise il entame en en 2007 une carrière de romancier avec la publication d'un premier polar, Før stormen. En 2013, il remporte le  prix Hrald-morgensen  avec le roman Sort sne falder. La même année, il publie la La Peau des anges (Afsporet), premier volume d'une série consacrée aux enquêtes de Thomas Ravnsholdt.

 

 

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04 juin 2018

Miléna

 

Je ne peux m’empêcher de faire une comparaison avec millenium. Un millenium exotique bien entendu. Ce n’est pas en Suède mais au Mexique que se déroule cette mini fresque en un seul volume. Un volume coup de poing qui nous plonge dans l’univers sordide de la prostitution européenne et Mexicaine. Une intrigue palpitante avec des allers-retours entre le passé et le présent. Mais ces va-et-vient entre les protagonistes se font dans des styles de narration si variés qu’on ne décroche pas de l’histoire. L’écriture est précise et plaisante. Le style classique. L’histoire prenante. On retrouve dans le roman de Jorge Zepeda Patterson tous les ingrédients d’un thriller réussi. De l’amour. De l’action. Du suspense. De la violence et des morts. Une intrigue à rebondissements. Des hommes et des femmes. Une patronne de presse. Une députée de gauche. Un journaliste. Un flic, un jeune hackeur….

Milena ou le plus beau fémur du monde est un  palpitant roman politique et social qui dénonce le clien­télisme, l’autocratie et la violence qui gangrènent la société mexicaine, fustigeant ici le trafic des corps et les pratiques innommables "des hommes qui n’aiment pas les femmes ".

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L'histoire: Tel un Félix Faure des Tropiques, un patron de presse mexi­cain succombe dans les bras de sa maitresse une ex prostituée Croate connue sous le nom de Milena. À seize ans, elle avait quitté son village natal pour suivre un passeur qui lui faisait miroiter les fastes de Ber­lin. Le voyage s’est arrêté à quelques encablures de Zagreb, dans une bâtisse délabrée qui ouvrait grandes ses portes sur l’en­fer de la prostitution. Vendue à un proxénète qui sévit sur marbella, la jeune femme, d’une beauté époustouflante, côtoie dans le commerce de son corps des hommes de pouvoir et d’influence. Impliquée par un puissant client dans des sordides règlements de compte, elle consigne dans un petit carnet tous les détails de ce qu’elle apprend sur les connexions des réseaux maffieux Ukrainiens avec le Kremlin. Ces infos censées la protéger vont la mettre en danger de mort. Miléna doit fuir au Mexique où elle croise le chemin de plusieurs personnages qui vont tenter de l’aider : une patronne de presse, une députée de gauche, un journaliste, un flic, un jeune hackeur…


 

 

jorge zepeda patterson

L'auteur: 

Économiste, sociologue et chroniqueur politique, Jorge Zepeda Patterson, est né au Mexique en 1952. Formé à l'université de Guadalájara et de la Sorbonne, il fait ses armes de journaliste au sein d’ El País, en Espagne, avant de rentrer au Mexique où il a fondé et dirigé de nombreux organes de presse. Sa chronique hebdomadaire est publiée dans vingt et un journaux du pays. Il est l'auteur de plusieurs essais sur la vie politique mexicaine.

 

 

 

 

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24 mai 2018

prendre les loups pour des chien

 

 

Il y a quelque mois de ça j’ai découvert Hervé Le Corre, ou du moins, ma fille me l’a fait découvrir en m’offrant "après l’aube" lors de sa sortie en librairie. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce polar historico-noir d’un auteur bordelais qui pour moi est le numéro un du roman policier de chez nous et du reste de la France. Ce n’est pas le chauvinisme régionaliste qui l’a hissé sur le podium 2017 de "livres et dessins" mais un véritable classement de fan de polars et de thriller, C’est donc sans hésitation que j’ai emprunté à bibliothèque de mon patelin "prendre les loups pour des chiens" quand je suis tombé dessus. Tombé n'est pas le mot juste. Je ne me suis pas cassé la gueule. Mes pieds sont toujours bien ancrés au sol lors du fouinage systématique du rayonnage polar que je consulte régulièrement. Ce n'était pas une nouveauté littéraire, mais j'étais neanmoins son premier lecteur. Sa fiche était vierge. C'est pourquoi je ne l'avais pas vu avant. Sa couverture coup de poing, sobre mais pas explicite, avait besoin du complément d’info du recto que je n’ai même pas pris le temps de lire. J'ai embarqué le livre pour une lecture instantanée où j’ai retrouvé l’ambiance particulière de notre gironde en été.  

  

prendre des loups

 

L'histoire: Après avoir purgé cinq ans pour un braquage commis avec son frère Fabien, Franck sort de prison. Il est hébergé par les parents de Jessica, la compagne de Fabien. Le père maquille des voitures volées, la mère fait des ménages. Et puis il y a la petite Rachel, la fille de Jessica, qui ne mange presque rien et parle encore moins. Qu’a-t-elle vu ou entendu dans cette famille toxique où règnent la rancoeur, le mensonge et le malheur ? Dans une campagne écrasée de chaleur, à la lisière d’une forêt de pins étouffante, les passions vont s’exacerber jusqu’à l’irréparable.

  

L'auteur: Hervé Le Corre est un auteur Bordelais qui a été récompensé par de nombreux prix de littérature noire. Il a obtenu le Grand Prix de Littérature Policière, le prix Mystère de la critique par deux fois, le prix du Polar européen du Point, le prix Landerneau, le prix Michel Lebrun et le Trophée 813. On peut retrouver sa biographie et les commentaires sur son roman " aprés la guerre" publiés dans ce  blog en cliquant sur:  

http://auteurgbusquets.canalblog.com/archives/2017/08/20/35601707.html

 

 

montage le corre 2Sans titre

aprés la guerre

L'HISTOIRE :Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale et où rôde la silhouette effrayante du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l'Occupation et n'a pas hésité à collaborer avec les nazis. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé Les jeunes appelés partent pour l'Algérie. Daniel sait que c'est le sort qui l'attend. Il a perdu ses parents dans les camps et, recueilli par un couple, il devient apprenti mécanicien. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto au garage où il travaille. L'homme n'est pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc mortelle dans toute la ville, tandis qu'en Algérie d'autres crimes sont commis...

 

 

 

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25 avril 2018

les yeux fardés

  

Je ne connaissais de Lluis Llach que quelques morceaux incontournables devenus cultes en catalogne et ailleurs. C’est d’ailleurs une musique venue d’ailleurs qui m’a fait découvrir le musicien. C’était quelques années avant ma retraite. A cette époque je travaillais pour une grande enseigne bordelaise de disques et de livres aujourd’hui disparue. Je ne me souviens plus de l’année, mais je me souviens parfaitement de ce dirigeant du rugby Béglais qui avait entendu sa musique dans un stade d’Afrique du Sud et me demandait de  lui procurer ce disque. Un coup de foudre. J’ai adoré "un pont de mar blava". Un mini-opéra. Un hymne à la méditerranée que je ne veux pas développer dans ce blog consacré à la littérature. Je reviens donc aux livres et plus particulièrement aux "yeux fardés" qui a accroché mon regard dans un mur de nouveautés. Disons plutôt son auteur. Son nom m’a aimanté. J‘y suis allé direct. Je l’ai pris sans me poser de questions. Je l’ai lu d’un seul trait et chroniqué dans la foulée. Je voulais donner mon ressenti avant que l’émotion ne retombe mais je ne trouve pas les mots pour évoquer ce livre qui prend aux tripes. Je voulais transmettre mes impressions à chaud. Chaud comme le Barceloneta où se déroule l’histoire et dans lequel j’ai plongé dans des souvenirs que je me suis approprié. Ce n’est pas le quartier de mon enfance et encore moins celui de mon époque, mais le temps d’une lecture je me sentais chez moi. 

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L'histoire:Germinal Massagué, un vieil homme de 87 ans aux yeux étrangement fardés de bleus va accepter, afin que tout ce qu'il a vécu ne soit pas perdu, d'enregistrer ses souvenirs au cours de 26 séances, en se confiant à un jeune réalisateur, Lluis Sedan. Ils étaient quatre inséparables (deux garçons et deux filles), nés en 1920, qui ont vécu  leur enfance dans le quartier populaire d’une Barceloneta aux ruelles bigarrées, aux senteurs maritimes, à la culture ouvrière militante. Après l’âge tendre des premiers émois, les personnalités s’affirment et les destinées s’esquissent. Pour les deux filles, du moins. Les balises de l’avenir se font plus fluctuantes pour les garçons quand ils découvrent la passion qui les unit. Si la proclamation de la République leur ouvre les voies de l’espérance, très vite la guerre civile rebat les cartes et conduit les amis au chaos. Après vingt ans d’errance à s’abîmer à travers le monde pour fuir le souvenir douloureux de l’“Ami aimé”, le rescapé de cet amour fou regagne sa terre natale pour porter le châtiment qui signe son retour à la vie.

 

Lluis Llach

L'auteur :

Lluís Llach i Grande chanteur de culture et d'expression catalanes né le 7 mai 1948 à gérone est l'auteur de la chanson l'Estaca, connue pour avoir été l'hymne officieux catalan de résistance au franquisme.

Il compose ses premières mélodies à six ou sept ans, mais pour la première vraie chanson il faut attendre 1965, Que feliç era, mare, dont il écrit la musique sur des paroles de son frère..  En 1967 il est le dernier membre à intégrer le groupe Els Setze Jutges (en français les seize juges) un engagement qui le conduit à l'exil, En 1969, il enregistre son premier album, « Les seves primeres cançons ». En 1970, il se produit pour la première fois au théâtre Español de Madrid, mais ses concerts sont censurés par le régime franquiste ; il décide donc de s’installer à Paris. Durant les années qui suivent, il multiplie les enregistrements et les concerts.

De 1971 à 1976, sous la dictature franquiste, Lluís Llach quittera la Catalogne pour ce qu'il appellera du "tourisme pour motivations politiques". En exil, il s'installe à Paris où il débute doucement, le 21 janvier 1973, sa carrière française à l'Olympia.

Au décès de Franco, l'année 1976 marquera son retour en Catalogne, qui sera fêté par un grand concert donné au Palais des Sports de Barcelone.

Il met fin à sa carrière artistique en 2006, après 29 albums, plusieurs de musiques de films (Salvador), des duos avec des grands noms de l'opéra, tel Jose Carreras, des concerts géants ou intimistes dans des salles réputées telles le Palau San Jordi à Barcelone.

Il est en première position sur la liste de Junts pel Sí (Ensemble pour le oui) pour la province de Gérone lors des élections régionales de 2015 en Catalogne et est élu avec dix de ses colistiers au parlement de Catalogne. L’année suivante il est récompensé et reconnu en tant qu’écrivain en obtenant le prix le Prix Méditerranée pour «Les Yeux fardés».

Son second roman «  les femmes du principal » également édité en France aux éditions Actes Sud raconte l’histoire de trois femmes sur trois générations.

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR CES DEUX LIVRES :

https://www.actes-sud.fr/node/53271

 


POUR EN SAVOIR PLUS SUR L'ECRIVAIN ET LE MUSICIEN : 

http://www.lluisllach.fr/